EVALUATION DES PRATIQUES D'ENSEIGNANTS

L’EVALUATION DES PRATIQUES D’ENSEIGNANTS

 

 

  

 1-     Peut-on évaluer la prestation d’un enseignant ?

 

Tout le monde sera d’accord avec Charles Hadji pour dire  « Evaluer pour mieux faire évoluer » (1997). Dans cette optique, pour mettre en œuvre une formation en bonne et due forme, l’étape de l’identification des compétences pour l’exercice du métier, et donc l’étape de l’évaluation est une phase incontournable. Ainsi, l’ébauche d’un référentiel de base qui pourrait servir de support à la mise en place et au suivi du dispositif de formation, ne saurait voir le jour sans que l’on tienne compte d’un certain nombre de paramètres : comment fonctionne un enseignant ? Que doit-il savoir? Comment devrait-il fonctionner ? Y a-t-il évolution de ses représentations et de ses pratiques depuis la formation initiale reçue ? Bref, une série d’interrogations à laquelle on ne peut trouver des éléments de réponses que par le biais d’une évaluation raisonnée capable d’aider à comprendre la  situation et susceptible de fournir des repères à tous les partenaires de l’action formative. 

Toujours est-il que l’on pourrait être tenté de vouloir savoir ce qu’est étymologiquement le verbe ‘’évaluer’’. Les différentes acceptions qu’en donne Le Robert, renvoient à  évaluer : donner une valeur, apprécier : donner un prix, mesurer : calculer (évaluer une distance). Mais si on se limitait à de simples définitions, les problèmes de l’enseignement seraient résolus et la vie serait belle pour tout le monde. 

La quadrature du cercle est donc de savoir si l’on peut mesurer aisément les connaissances, les compétences voire les performances de l’enseignant. Chacun essaye de son côté de le faire tant bien que mal, de le faire implicitement ou explicitement, d’une manière subjective ou  plus ou moins objective, mais de l’avis de tous, le problème de l’évaluation est loin d’être réglé tant les outils de mesure dont on dispose sont insuffisants et souvent imparfaits. 

L'évaluation des enseignants intervient à plusieurs niveaux. Elle se fait sous forme d’une évaluation normative à visée purement sélective au niveau du recrutement pour une formation initiale. Elle se limite dans ce cas à identifier des aptitudes et à déceler des potentialités. Et combien de fois on se rend compte après coup, que le choix n’a pas été judicieux et que certains des profils retenus ne correspondent pas tout à fait à ce qu’on voulait exactement.  

Quant à la validation du CAPES et la confirmation du candidat dans son poste, elle, pourrait s’inscrire dans le cadre de l’évaluation sommative. Là encore, une grande difficulté s’impose à l’évaluateur : l’impossibilité de rectifier les erreurs du recrutement. L’objectif n’étant pas  souvent de développer des compétences, mais plutôt de repérer des lacunes non pour les combler, mais généralement pour les sanctionner. 

A son tour, l’inspection ou la visite de classe, même si elle se veut souvent formative, elle est très fréquemment couronnée par une note chiffrée (et donc quantitative). De surcroît, même si l’on hésite à le dire, le passage de l’inspecteur dans une classe, fait date dans la carrière de l’enseignant, qui la vit comme un grand événement. C’est également perçu par tous, comme étant un moment crucial qui va décider d’un avancement. Ainsi, on pourrait se demander où se situe la part de la formation dans une telle opération. 

Dans le secteur de l'Education nationale au Maroc, la pratique en matière d'évaluation des enseignants ne s'est pas améliorée au fil des temps, comme l'aurait souhaité le corps de l’inspection pédagogique. L’enseignant n’est jamais partie prenante dans son évaluation. Aucune indication ne lui est fournie sur les critères sur lesquels on se fonde pour évaluer ses pratiques. Encore moins, lorsqu’on demande à un inspecteur sur quelle pierre de touche il repose son évaluation, il n’avance pas d’éléments pointilleux susceptibles de faire l’unanimité de tout le corps. Nous en avons tenté l’expérience auprès de certains collègues, et voici les réponses recueillies :

 

-                    Tu sais, c’est simple. Je me mets à la place des élèves, si j’ai compris, c’est qu’ils ont compris.

-                    Rien de plus facile ! J’ai une grille dans ma tête, je l’applique chaque fois que j’observe une classe.

-                    C’est quelque chose d’indicible qu’on acquière tout en pratiquant.

-                    Je fais un peu comme  mes devanciers dans le métier, qui m’ont filé des tuyaux que je ne cesse de fignoler.

-                    Je fais référence à mon vécu d’enseignant et j’évalue par rapport à mes pratiques.

-                    J’essaye de recueillir toutes les informations possibles sur les dimensions du cours.

-                    Etc. 

         Ceci étant dit, la majorité des inspecteurs prennent en considération un certain nombre d’éléments qui peuvent varier d’une situation à l’autre. J’en rends compte ci-dessous sous forme d’une grille qui à mon sens, reste perfectible. 

a) - Conduite des élèves : 

-                    Entrée

-                    Sortie

-                    Participation (spontanée, contrôlée…)

-                    Gestion du temps et rythme de la classe

-                    Aptitude au questionnement du professeur 

b) - Utilisation de l’environnement : 

-                    Déplacement et  maîtrise de l’espace

-                    Voix, débit

-                    Utilisation du tableau, et autres supports

-                    Utilisation du manuel scolaire

-                    Gestion et tenue du cahier de textes

-                    Contrôle des classeurs d’élèves

-                    Adéquation des supports aux objectifs définis 

c) - Didactique : 

-                    Préparation mentale et matérielle (fiche à l’appui) des activités du jour

-                    Définition des objectifs et insertion dans une séquence/ dans une progression/ dans un projet

-                    Pertinence de l’activité proposée

-                    Mise en activité des élèves

-                    Prise en compte de l’erreur

-                    Formulation de bilans (partiels ou finaux : professeur/élèves)

-                    Réinvestissement (observé en cours/prévu…) 

d) - Comportements de l’enseignant :

-                    Comportements positifs

-                    Comportements négatifs

 

La liste des critères énoncés est loin d’être exhaustive. Et chacun la

régule selon l’objectif de son observation, selon les lacunes de chaque enseignant et selon les spécificités de chaque établissement. Mais l’on pourrait déplorer que ces critères soient établis d’une manière unilatérale et à l’insu du deuxième partenaire de l’action évaluative. Qu’on le veuille ou non « l’évaluation est une interaction, un échange, une négociation entre un évaluateur et un évalué, sur un objet particulier et dans un environnement social donné. » (J. Weiss, 1991, cité par C. Hadji, 1997, page 31)                                      

                                                                       

 

             2 - Pour une évaluation formative des enseignants 

 

a)     – l’évaluation : un acte de négociation 

  

D’après F. SERRE (cité par CHARLIER)  « L’adulte évalue constamment des agir selon ses propres critères. Il n’aime pas se faire évaluer à partir de critères qui lui sont extérieurs, encore moins lorsqu’il ne les connaît pas ou ne les partage pas. » En effet, il faudrait s’abstenir de porter des ‘’jugements de valeur’’ sur les pratiques des enseignants si l’on tient à l’idée que l’inspecteur est là pour accompagner le professeur dans l’amélioration des ses façons de faire.  

L’inspection devrait être donc démythifiée en ce sens que si elle est gratifiante pour l’enseignant, elle devrait l’être aussi pour l’inspecteur qui par sa présence, a contribué à la réussite de la mise en place d’un certain nombre d’apprentissages. Par ailleurs, la clarté du jeu impose que l’on dévoile d’emblée ses cartes. En début d’année, au cours d’une réunion inaugurale qu’il pourrait organiser à cet effet, l’inspecteur proposerait aux enseignants qu’il encadre trois ou quatre critères (selon le contexte et les besoins) sur lesquels ils seraient évalués au cours d’une année scolaire. Lesquels critères évolueraient d’une année à l’autre, et l’inspection serait ainsi perçue comme étant réalisée dans le cadre de l’évaluation formative.

         En tout état de cause, l’idéal serait de réfléchir à la mise en place d’un dispositif de formation pour l’accompagnement individuel des enseignants. En effet, œuvrer à développer des actions d’évaluation formative à partir d’un certain nombre d’objectifs précis, pourrait aider les enseignants à mieux comprendre ce qu’ils savent faire et à prendre conscience de ce qu’ils ne savent pas faire. L’accompagnement individuel tenant compte des contraintes de chacun et de son rythme de formation dans des situations de face à face pourrait permettre à l’enseignant de pointer ses difficultés, de les analyser et de les surmonter.  

b)- L’entretien pédagogique : un moment de régulation des pratiques 

En vue d’élucider le contrat qui va lier l’enseignant (perpétuellement en situation de formation) et l’inspecteur en tant que formateur et non en tant qu’évaluateur, on pourrait songer à prévoir un préalable à l’évaluation, un moment qui permettrait de clarifier un contrat entre le ‘’formateur’’ et le ‘’formé’’. En ayant lieu avant la séance et non seulement à l’issue de la prestation, l’entretien de conseil pourrait permettre de rassurer l’enseignant, de l’aider à préparer les activités à entreprendre et de l’orienter dans ses choix didactiques.

Mais quel que soit le moment où il se situe, l’entretien pédagogique est un acte qui s’inscrit bel et bien dans le processus de l’évaluation formative. Il donne l’occasion à l’enseignant de s’exprimer sur sa prestation et de faire une autoévaluation de ses pratiques. La verbalisation de l’action pédagogique permet dans certains cas de purger des émotions. En outre, la confrontation des points de vue des deux personnes en présence, donne lieu à l’analyse de certains phénomènes didactiques et/ou pédagogiques, et débouche sur la formulation d’une problématique. Cette dernière pourrait être l’objet d’une réflexion qui serait menée par toute une équipe d’enseignants.

Par ailleurs, c’est un moment qui permet à l’évaluateur (puisque l’attribution d’une note est inévitable) de tirer des enseignements, de se faire une idée très nette de la culture pédagogique de l’enseignant et du stade où en est sa formation. Mais aussi et surtout de formuler des conclusions sur l’amélioration d’une pratique en général, celle des enseignants qu’il encadre et plus largement celle d’un système éducatif dont il est l’un des partenaires.

 c)- Les fonctions de l’entretien pédagogique :

Selon F. Clerc (1998), on pourrait attribuer à l’entretien pédagogique trois fonctions essentielles : une fonction de métacognition, une fonction formative et une fonction de socialisation. Je lui emprunte les différents repères qu’elle en donne, il me paraissent tellement  intéressants qu’ils peuvent éclairer certains de mes collègues qui se passent de ce moment capital.

- Fonction de métacognition :

 L’objectif de l’entretien à ce stade est de permettre au ‘’formé’’ de retrouver l’enchaînement des opérations mentales mises en œuvre durant la prestation et d’analyser ses pratiques. F. Clerc en donne six objectifs :

 

·        décrire son action pédagogique en retrouvant les enchaînements des processus par lesquels il est passé pour conduire la séquence,

·        se remémorer les faits qu’il a retenus comme significatifs et sur lesquels s’est appuyée son action,

·        repérer les éventuels décalages entre sa préparation et la conduite effective de la classe,

·        préciser ses choix didactiques et pédagogiques, en rendre compte, les mettre en relation avec les buts, des moyens disponibles, des caractéristiques d’élèves et des besoins d’apprentissage,

·        dégager des procédés efficaces, remarquer des effets négatifs de son action,

·        anticiper sur de nouvelles séances et ajuster sa progression. 

 - Fonction formative : 

Cette fonction est tributaire de la précédente puisqu’elle en constitue le prolongement. F. Clerc lui attribue trois objectifs, il s’agit notamment de :

  •          prendre conscience de ses atouts professionnels,
  •         se fixer des objectifs de progression adaptés aux élèves et des manières d’agir  compatibles avec ses moyens et avec sa personnalité,
  •      par la confrontation avec l’expérience de ‘’l’évaluateur’’, préciser les limites de sa formation et élargir sa représentation de la profession, situer son action par rapport aux orientations nationales.
  •  - Fonction de socialisation : 

    L’objectif que l’auteur attribue à l’entretien  à ce stade, c’est qu’il permet au sujet en situation de formation   d’apprendre à coopérer. En effet, l’expérience l’a prouvé, nombreux sont les enseignants qui s’abstiennent de prendre la parole au sein d’un groupe élargi lors d’un regroupement pédagogique, mais une fois en tête-à-tête avec le ‘’formateur’’, ils n’hésitent pas à s’exprimer sur leurs réussites, sur leurs échecs et sur leurs frustrations professionnelles… L’entretien pourrait donc être un moyen de les préparer à coopérer également avec les équipes dans lesquelles ils évoluent. 

       

                Conclusion

    La prestation de l’enseignant ne devrait en aucun cas, être le véritable objet de l’évaluation d’un enseignant. Ce n’est qu’un prétexte, une occasion pour évaluer son travail, mais dans une perspective formative. La présence du visiteur quel que soit son statut (formateur, inspecteur, simple observateur) devrait générer un ‘’conflit socio-cognitif’’ à l’issue duquel chaque partenaire arriverait à tirer des enseignements susceptibles d’aboutir à une contractualisation de la progression de la formation. ‘’L’évaluateur’’ devrait contribuer à trouver des modèles de solutions aux problèmes auxquels se heurte le praticien. En un mot, il doit lui rendre la tâche moins éprouvante en lui permettant de développer un certain nombre de compétences exigées par la pratique de la classe. Mais pour ce faire, un formateur d’enseignants devrait lui-même être en possession d’un savoir-faire professionnel ferme et consistant. Par ailleurs, tout en restant convaincu qu’il n’y a pas de profil unique à ce type  de formateur, je tenterai dans une recherche ultérieure, d’en dresser les grandes qualités.

     

    Enfin, l’évaluation est un acte important (dont l’intérêt n’a pas de limites) dans le processus de l’éducation et de la formation. Elle a une double fonction. Réalisée dans une situation collective, elle permet de mesurer l’écart par rapport à l’objectif visé, d’identifier les points forts et les points faibles du système, mais elle aide à positionner un ‘’formé’’ par rapport à ses pairs en vue d’apporter à chacun le soutien adéquat. Effectuée dans un cadre individuel, elle offre la possibilité d’une introspection réflexive nécessaire à l’autorégulation des pratiques professionnelles.                                                

                                                 

      

                             Bibliographie sélective  

     

    CHARLIER  E., et B.,    L’adulte en formation   Regards pluriels

                                                        DE BOECK université, Paris, Bruxelles, 1996

    CHARLIER  E., et B.,            La formation au cœur de la pratique

                                  Analyse d’une formation continuée d’enseignants     DE BOECK université,1997

    CLERC  F.,                                Former des praticiens formateurs 

          In La formation des enseignants sur le terrain Coordonné par A. Bouvier et J.P. Obin

                                                     Hachette, 1998

    HADJI  C.,                                 L'évaluation règles de jeu   ESFéditeur, 1997

    HADJI  C.,                                 L’évaluation démystifiéeESF éditeur, 1998

     

     

     

     

     

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    Commentaires (22)

    1. Toussaint EHOUI 09/02/2013

    Bonsoir chers collègues
    L'évaluation capitale dans la vie de l'acte d'apprentissage car elle permet à l'enseignants de diagnostiquer ses forces et faiblesses pour mieux apprendre à apprendre

    2. Hatim 02/02/2012

    Merci, c'est un travail énorme j'espère que tout le monde puisse en profiter.

    3. barry amadou sadio 27/01/2012

    je trouve votre sit hyperintéressant et j'aimerais discuter des problèmes de l'évaluation sommative au CM: sa pratique ses forces et faiblesses

    4. GBADESSI Séraphin 16/09/2011

    Cher collègue,
    Je profite encore de cette occasion pour vous rappeler le modèle d'un rapport d'évaluation scolaire.
    Agréables moments
    Cordialement votre.
    Bénin

    5. El yaagoubi (site web) 13/08/2011

    Parler de l'évaluation est un sujet des plus épineux, voire même crucial pour ses multiples enjeux et acceptions qui lui sont déclinés par des inspecteurs, des formateurs, des décideurs,conseillers,des stagiaires,.....
    Il faut dire que l 'évaluation telle qu 'elle est conçue et pratiquée est loin de remplir sainement ses
    fonctions pour plusieurs raisons sur lesquelles il serait urgent de s'atteler.
    Je remercie mon ami Si Jmad de citer la citation de l'éminent spécialiste Charles Hajji .De part ses dimensions formative et formatrice, l'évaluation doit faire évoluer enseignement et apprentissage.
    Ce sur quoi je veux mettre l' accent concerne l"analyse des pratiques de classe en formation initiale des enseignants.
    1.Pour aider les stagiaires à développer des représentations qui les aident à passer de leur statut d'étudiants à celui de stagiaires futurs enseignants,par un accompagnement,un suivi et une responsabilisation scrupuleusement dosés.
    2.Pour aider les stagiaires à se forger une identité pré-professionnelle
    3.Pour cultiver en eux la réflexivité,la distanciation et le pouvoir d'évoluer,d'innover, par le questionnement ,la remise en question de leurs représentations,dans l'action et par l'action,pari difficile à escompter vu les conditions de recrutement des preneurs de formation;
    4.pour préparer ces stagiaires à s'insérer au premier poste, une fois affectés.Mais il parait qu' une telle insertion a du mal à se concevoir en l' absence de synergie entre différents opérateurs concernés par la chose pédagogique et en l'absence d un va et vient entre formation initiale et pratique au quotidien dans les établissements scolaires.
    Soulignons que la formation initiale doit sans failles doter les stagiaires d'un référentiel de compétences(gestes,rituels,savoir académiques,savoir-faire,savoir évoluer dans une articulation entre les volets théorique et pratique.Une telle harmonie est en mesure de développer une formation à une professionnalisation en pleine adéquation avec la démarche qualité dont tout le monde ne cesse de parler.
    Ceci nous amène à aborder la professionnalisation du métier de l'enseignement,concept que ns sommes encore incapables de concrétiser,bien que beaucoup de moyens et d’efforts soient consentis à tous les niveaux.
    Je pense que les Aref doivent vraiment se pencher sur cette question en convoquant des séminaires et des journées d'étude portant sur des thématiques qui soient prioritaires,pragmatiques et consensuelles,dans le cadre de la formation de groupes référentiels spécialisés dans différents domaines d' enseignement-apprentissage.
    Ce dont nous avons besoin dans l'immédiat concerne les noyaux suivants:
    1.une cellule chargée de l' oral;
    2.une cellule chargée de l'écrit;
    3.une cellule chargée de la lecture;
    4.une cellule chargée des classes à cours multiples.
    Notons qu 'au prés de ces cellules doit il faut penser à nommer un groupe d analyse des pratiques de classe ayant pour fonction la concertation et le suivi de l'évolution des pratiques en installant des passerelles entre primaire,collège et lycée.
    Le grand souhait est que ces cellule soient formées de personnels de différents cycles pour regards croisés, partage , mutualisation et partage.


    6. imad (site web) 12/01/2011

    azzz

    7. Kouddane Taoufiq 17/02/2009

    Il fut un temps où l'évaluation des enseignants répondait à une demande formative: des réunions pédagogiques, des leçons "modèles", des visites fréquentes, des documents pédagogiques....L'acte pédagogique prenait tout son sens et l'inspecteur était un indicateur d'identité.Aujourd'hui, les inspecteurs se font rares autant que leur réunion, leur viste et les moyens mis à leur disposition. L'évaluation répond plus à une demande institutionnelle qu'autre chose. Pour preuve, la dernière grille d'évaluation, qui fait de l'enseignant un simple exécutant,le prive de son droit le plus élémentaire: L'entretien où il pourrait défendre son action ....Faut-il pour autant exonérer l'enseignant de ses responsablités? Non. L'enseignant qui réfléchit sur l'action pour en apprécier la démarche ou la critiquer est capable de s'améliorer et de dresser un bilan sur l'activité qu'il a proposée à ses élèves. C'est un apprentissage du métier sur le tas et au quotidien.Un journal de bord s'impose en occurrence.L'inspecteur est là pour élargir les horizons, apporter son expérience....partager le fruit de ses lectures ou les expériences d'autres collègues qu'il a déjà vus...Un inspecteur qui ne peut pas accompagner l'enseignant dans sa formtion ne peut pas le faire évoluer et c'est malheureusement notre rélaité

    8. GUYLE PROF 02/11/2007

    M.Dadi écrit que: "le système éducatif ...a connu des changements...certains les verront positifs". Si par "positif" on entend les chiffres officiels des taux de scolarisation de nos enfants(quleque 6 000 000) et les chiffres non moins importants de l'abandon scolaire (du primaire au collège 70%; du collège au lycée plus de 50%...), on peut les voir comme étant "positifs"; mais si nous prenons en considération la qualité de l'enseignement, son rendement en termes de diplômés pouvant s'insérer facilement ds notre société, on n'y verrait que du négatif.
    M.Jmad a cet avantage immense de se mettre au service des enseignants ds 1 souci d'échange d'infos, de débats ouverts à tous, d'invitation à la réflexion... On ne peut que louer le geste et l'intetion. Combien d'inspecteurs encadrants avons-nous, tous niveaux confondus? Combien se font-ils publier sur 1site personnel? Que leur manque-til? La tehnologie...NTIC ou les contenus? Quel que soit le motif à invoque,ils font preuve d'incapacité et d'incompétence. Dire que le programme GENIE veut généraliser et les NTIC et les sites pédagogiques à mettre à la disposition du public intéressé! Faut-il attendre la disparition d'1 certaine espèce en voie de disparition pour voir ces sites pédagogiques fleurir? Et c'est pour quand?
    Une autre remarque s'impose:comparons le nombre de visiteurs sur ce site et le nombre de commentaires laissés par ces visiteurs. Fort éloquent. Ns y voyons tt l'intérêt que nos enseignants portent à la "chose pédagogique"; ce n'est certes pas leur domaine de prédilection. D'autres occupations d'1 niveau supérieur constitueraient-elles leurs cogitations quotidiennes? On ne sait jamais. A +

    9. Le modérateur 17/02/2007

    Merci à notre collègue DADI pour sa contribution.

    10. Abdelaziz Dadi 17/02/2007

    Le système éducatif marocain a connu ces dernières années beaucoup de changements( sans que je les juge, ils valent ce qu'ils valent; certains les verront positifs, d'autres non; en tout cas ce n'est pas l'objet de cette contribution). L'évaluation, sous toutes ses formes, devrait ,en toute logique, suivre cette mouvance. Il est fondamental, à ce niveau, que s'engage une réflexion collective sur la manière de l'évaluation des prestations des enseignants- celle en tout cas qui nous intéresse ici. Ce site permet justement de le faire, au moins à ce niveau de la réflexion.

    C'est dans cette optique que je présente cette modeste contribution, qui pourrait se lire comme le prolongement à la réflexion de M. Jmad.
    Il va sans dire qu'une évaluation de ce genre, qui neutraliserait les approximations, qui rentabiliserait le travail des uns et des autres, devrait s'appuyer sur un référentiel clair, "exhaustif", couvrant tous les aspets du travail de l'enseignant. Pour ce faire, il faudrait, à mon avis, respecter les principes suivants:

    1)Toutes les parties concernées doivent prendre connaissance de ce référentiel qui ferait l'objet d'une contractualisation transparente
    2) Tout le monde devrait accepter les régles du jeu et assumer les résultats de lévaluation .

    Les axes que je propose font référence à "toutes"( j'aimerais bien qu'on complète ma grille) les qualités qui constituent la raison d'être du métier d'enseignant; ils pourront êtte perçus, par ailleurs, comme un référentiel de formation. Je précise que la séparation de ces qualités n'est ici qu'une contrainte méthodologique.

    1)Qualités disciplinaires/professionnelles:

    - cognitives/culturelles/linguistiques
    - didactique(transposition des savoirs, réflexion sur le métier..)
    - docimologique( conception des épreuves, évaluation des outils, ....)
    - législatives( notes réglementant l'enseignement/apprentisage du français, RP, OP...)
    - argumentaires( défendre des points de vue, des choix didactiques...)

    2) Qualités organisationnelles:

    - méthodologiques( stratégies d'enseignement...)
    - planification des progressions, des projets; des apprentissages...)
    - gestion des documents de classe( cahier des textes, fiches...)
    _ gestion des documents pédagogiques( manuels...)

    3) Qualités relationnelles:

    - techniques d'animation( interactivité, pertinence...)
    - aspect psycho-pédagogique( étude des cas, sociométrie, travail en groupes...)
    - aspect comportemental( respect, éducation à la citoyenneté..)

    4) Divers:

    - disponibilité à la recherche en éducation
    - participation aux réunions pédagogiques et aux sessions de formation...
    - publication de documents...
    - participation aux travaux de commissions spécialisées...


































    11. malali 25/01/2007

    trés interessant site.merci et bon courage

    12. NAIMA ENSEIGNANTE 21/10/2006

    J'ai apprecié votre réflexion sur l'évaluation.
    La citation de Charles Hadji:"Evaluer pour mieux faire" est à retenir.
    Le système éducatif doit évoluer.

    13. MOULOUD 20/10/2006

    Félicitations. Appel à toutes les bonnes volontés : évoluons ensemble !

    14. Visiteur 20/10/2006

    D'accord sur toute la ligne

    15. observateur 04/10/2006

    on critique souvent notre systeme educatif, tout en oubliant que nous sommes un constituant d une grande importance de ce systeme.
    le changement ne peut s operer qu avec notre contribution.

    je rends hommage à tous les enseignants à l occasion du 5 otobre, journée mondiale de ce grand homme: l enseignant

    16. Mohammadine 02/10/2006

    Votre recherche est conçue dans une optique de la FORMATION des enseignants, ce qui n'est malheureusement pas le cas actuellement pour notre système éducatif.Espérons des changements.

    17. observateur 01/10/2006

    ) - Comportements de l’enseignant :


    - Comportements positifs

    - Comportements négatifs



    peut on eclairer ce point???merci

    18. Observateur 2 28/09/2006

    J'adhère au point de vue de mon collègue, et votre réflexxion va bien dans ce sens. Bon courage.

    19. observateur 27/09/2006

    il est, peut etre , temps de revoir les criteres d evaluation d un enseignant.
    on a peut etre besoin des bonnes intentions, et des esprits eclairés.

    20. DELLAL 01/09/2006

    This is very interesting. It has deep insight, and may certainly the notions of evaluation and inspecting

    21. ZIDANE 31/08/2006

    BRAVO POUR CE SITE QUI FERA SUREMENT PARLER DE LUI .Du bon travail, comme toujours .

    22. Belati 31/08/2006

    Clair, précis et très pertinent.

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